Ce projet d’investissement

Jeudi 16 octobre 2014 § 0 commentaire § permalink



La langue de bois particulièrement aboutie d’Emmanuel Macron est un réservoir d’inspiration pour la poésie phonétique. C’est donc sans craindre les obstacles corporatistes et réglementaires que je livre ici un petit phoème directement tiré du titre et du dernier paragraphe de ce communiqué de presse.




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1989

Lundi 13 octobre 2014 § 0 commentaire § permalink

Cete année là, Suzanne Aigrain, alors âgée de 10 ans, offrit 10 poèmes et l’auteur de ce blog 17 à M. pour son anniversaire

1

  petite chataigne
déguisée en hérisson
mon festin d'automne

2

   rubans multicolores
dans les cheveux des étoiles
      aurore boréale

3

la fleur de cerise
s'envole,
petit oiseau-mouche
parmi les perroquets,
fleurs des dieux

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Sculptures

Mercredi 8 octobre 2014 § 0 commentaire § permalink

vibrantes pensées
paroles si justes
où donc les sculpteurs
de leur chair manquante1 ?
  1. Rédigé après l'écoute d'un séminaire d'Antoinette Rouvroy et Bernard Stiegler sur la gouvernementalité algorithmique et comment y répondre, ce poème est un peu injuste puisque, parmi d'autres, l'IRI de Bernard Stiegler fait beaucoup pour donner chair aux idées qu'il défend, l'insatisfaction s'adressant plutôt au déficit de reprise dans la société et l'espace politique d'ensemble. []

Longue vie au roboteur

Mercredi 1 octobre 2014 § 0 commentaire § permalink



Depuis environ un an, je mûris progressivement l’écriture de poèmes utilisant diverses décompositions et recompositions phonétiques, destinés à la lecture ou la performance. J’ai décidé de les appeler des phoèmes, bien que ce terme ait été partois utilisé plutôt pour l’association photo-poème. Je publie ici le premier d’entre eux, dédié à B. à l’occasion de son 50e anniversaire. D’autres suivront.




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Effets secondaires

Lundi 29 septembre 2014 § 2 commentaires § permalink

Tu as ouvert la notice qu’il ne faut jamais regarder. Tu ne sais pas résister. C’est tellement plus sûr d’avoir un ancrage statistique pour s’inquiéter. Alors tu lis dans la rubrique Effets secondaires les plus fréquemment observés : rêves bizarres. Cela t’étonne un peu. Parce que tes rêves, ils sont déjà assez bizarres. C’est même à ça que tu reconnais que tu es en train de rêver. Mais il y a bizarre et bizarre. Tu rêves d’une femme-tronc. Un homme la porte, avec difficulté. Il la pose par terre. Elle fait une galipette un peu comme un culbuto qui oscillerait trop loin. Elle rit. Lui sourit. Ce qui est bizarre, c’est que cela te paraît tout naturel.

La nuit suivante, nouveau rêve bizarre. C’est un paysage paisible, immobile sauf le frémissement des feuilles dans le vent. Pas trace d’humain ni d’animal. Il ne se passe strictement rien. Et c’est un cauchemar absolu. Le cri s’arrête à tes lèvres, gelé comme le paysage. Rien d’étrange pourtant dans ce paysage. Est-ce une menace invisible qui pèse sur lui ? Est-ce la survie d’un monde où nous ne sommes plus ? Pourquoi te sens-tu comme un intrus dans ton propre rêve ?

Encore une nuit. Tu rêves d’un environnement ordinaire, des rues. Il ne s’y passe rien de spécial. Des passants, la vie quotidienne urbaine. Un homme allongé sur le trottoir, comme il y en a tant près de chez toi. De jeunes lycéens se disputant pour de faux à voix forcée, deux femmes attablées pour boire un café dans la fraîcheur matinale, ostentatoirement belles et heureuses. Tous ces visages sont inhabituellement nets tout de même pour un rêve, inconnus mais pourtant familiers. C’est plus tard, dans la journée, que ton rêve d’avant devient rétrospectivement bizarre. Tu les croises, tous. Tu les reconnais. Ce sont ceux de ton rêve. Toujours inconnus mais plus familiers encore. Comment ton rêve pouvait-il le prévoir ? Tu te souviens de la définition médicale de prémonitoire : « Qui apparaît avant la phase aiguë d’une maladie et en permet le diagnostic précoce1 ». Est-ce eux ou toi que la maladie menace inexorablement ? Est-ce que ton médicament sait des choses sur ton corps que tu ignores ?

  1. Dictionnaire du CNRTL. []

Mise en ligne de l’abécédaire en une page

Lundi 15 septembre 2014 § 2 commentaires § permalink

L’abécédaire amoureux étant terminé, je l’ai mis en ligne en une seule page interactive. Vous pouvez également télécharger l’abécédaire sous la forme d’une page Web autonome, consultable en l’ouvrant avec un navigateur (enregistrer la page sur votre disque dur avant de la réouvrir avec un navigateur). Il s’agit d’une maquette rudimentaire préfigurant ce que pourraient être des objets éditoriaux Web. Elle fonctionne sur tout appareil disposant d’un navigateur Web décent. Je reviendrai prochainement sur les peerspectives ouvertes par ce type d’éditorialisation et les problèmes restant à résoudre dans un article qui paraîtra sur le site de publie.net.

Z

Samedi 13 septembre 2014 § 1 commentaire § permalink

zoo
de zones
à zieuter
en zoom
ou zoner
en zigzags
de ZAC
à déguster
en zakouskis
sans zapper
et de ZAD
pour plus tard
au zénith

X

Jeudi 11 septembre 2014 § 1 commentaire § permalink

pendant qu'il
lui XXXXait
la XXXXte
elle
XXXXotait
négligeXXXXX
sa XXte
en XXXmurant
de XXXXXXeuses
XXXXXnités
à son
XXXille
conXXXXXcente

V

Mercredi 10 septembre 2014 § 0 commentaire § permalink

vois la
veine
vibrante
la voile
s'enflant
le tendre
vermeil
le pouls
versatile
les corps
vacillants
les chairs
ravies1
  1. Chipé à Verlaine, difficile à ignorer à la lettre V. []

Y

Lundi 8 septembre 2014 § 1 commentaire § permalink

la
joyeuse
invite
dans
ses
yeux
rayonnants
appelle
tes
mains
sous
sa
tunique
soyeuse